Le Prix
Le « Prix Littéraire FETKANN ! » créé par José PENTOSCROPE, Président du CIFORDOM(Centre d’Information, de Formation, Recherche et Développement pour les originaires d’Outre-mer), intervient dans le cadre de l’application de la loi Taubira-Delannon du 10 mai 2001 qui reconnaît la Traite négrière et l’Esclavage comme crimes contre l’Humanité. Texte de Loi
Il met l’accent sur les principes républicains « Liberté, Égalité, Fraternité » et favorise le travail de mémoire des pays du sud et de l’Humanité toute entière.
Ce concours récompense les ouvrages, recueils, travaux de recherche et essais qui mettent l’accent sur l’affirmation des droits de l’homme et favorisent le travail de mémoire des pays du Sud et de l’Humanité toute entière.
Pour rappel, le Prix Littéraire FETKANN ! a été décerné pour la première fois à Paris en 2004, année proclamée par l’ONU « Année de Commémoration Internationale de Lutte contre l’Esclavage et de ses Abolitions » ; année également marquée par la « Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition » le 23 août, et par la « Commémoration du Bicentenaire de l’Indépendance d’Haïti », première république noire, suite à l’insurrection débutée dans cette colonie française dans la nuit du 22-23 août 1791 sous le commandement de Toussaint Louverture.
La participation au concours est gratuite. Pour cela, il suffit d’envoyer deux exemplaires des ouvrages avant le 30 septembre.
Extrait de la charte
La promotion des droits de l’homme est une exigence à laquelle nous ne pouvons nous soustraire. Le CIFORDOM s’y est engagé dès sa création en 1982.[...] La culture, et plus particulièrement la littérature, constitue l’un des supports pertinents et prometteurs en vue de favoriser l’expansion de valeurs plus humaines et cela, pour diverses raisons. Tout d’abord, le livre se nourrit de l’oral et prolonge les relations premières vers d’autres encore. Symbole de démocratie, il en libère l’expression pour aller plus avant dans les rencontres tout en restant « œuvre de mémoire ». Il permet notamment à toutes générations de se souvenir des crimes les plus abjects que l’Humanité ait jamais connus et des conséquences qui en découlent. Il revêt une importance capitale pour les communautés antillo-guyanaises, caraïbéennes et africaines. C’est pour cela que, comme le prévoit l’article 2 de la loi du 21 mai 2001 pour laquelle nous avons milité sans relâche, nous souhaitons que les manuels scolaires ainsi que les ouvrages de recherche d’histoire et de sciences humaines intègrent l’esclavage et la traite négrière qui font partie de l’histoire de chacun en tant que composantes de l’Humanité. En effet, le devoir mais également le droit de mémoire sont à ce prix.[…].

